Opportunités d'Affaires au Togo


Quelques raisons pour investir au Togo

 Le Togo a connu une croissance de 3.9 % en 2011 qui devrait se poursuivre en 2012 (4.2 %) et 2013 (4.4 %).    Les efforts menés pour contrecarrer les effets des crises internationales ont creusé le déficit budgétaire, qui s'élève à 3.8 % du PIB en 2011. Le chômage touche 21.4 % des jeunes en milieu urbain contre 5.4 % en milieu rural. Plusieurs initiatives ont été lancées par le gouvernement. Au Togo, la croissance de 3.9 % en 2011 s’explique par une meilleure production agricole et le maintien de l’activité industrielle. En revanche, le commerce intérieur s’est montré vulnérable, à cause de deux hausses consécutives des prix du carburant et du renchérissement des aliments importés. Le déficit budgétaire est estimé à 3.8 % du PIB contre 2.8 % en 2010, en raison de la politique menée depuis 2009 pour atténuer les effets de la crise mondiale. L’exécution du budget 2011 a été globalement satisfaisante. La perception des recettes fiscales a dépassé les prévisions, reflétant une activité économique soutenue. Toutefois, le solde budgétaire continuera à se détériorer en 2012 (-4.1 % du PIB) et 2013 (-4.5 %). La croissance pourrait s’accélérer pour atteindre 4.2 % en 2012, grâce aux investissements publics.

La politique monétaire a visé la préservation de la stabilité financière dans la sous-région et des mesures structurelles de soutien à l’offre. La situation monétaire a évolué de façon positive et l'intermédiation financière s'est renforcée. Le taux moyen d’inflation devrait diminuer en 2012 et s'élever à 2.6 % contre 3.7 % en 2011. Des réformes visent à améliorer l’environnement des affaires. L’Assemblée nationale a ainsi adopté en janvier 2012 un nouveau Code des investissements. Les réformes engagées avec l’appui des partenaires au développement vont se poursuivre en 2012. Une étape importante a été franchie dans la lutte contre la corruption avec la création de la Cour des comptes et de l’Inspection générale des Finances. La modernisation de l'administration publique avec le projet «e-Gouvernement» a débuté en 2012 et va s'étaler sur trois ans. Toutefois, l’État a souvent pris du retard dans la mise en place des arrangements administratifs et institutionnels requis après l’adoption des textes légaux et réglementaires des réformes. En 2011, de nombreux partis d’opposition ont manifesté et des mouvements de grève étudiants parfois violents ont eu lieu à Lomé, la capitale. Le gouvernement affiche une volonté politique d’apaisement et de réconciliation en essayant d’engager à chaque fois des discussions directes avec les parties concernées. Sur le front de l’emploi, les statistiques disponibles montrent que le chômage touche 21.4 % des jeunes en milieu urbain contre 5.4 % en milieu rural. Le taux de sous-emploi est  plus élevé en milieu rural, à 21.7 % contre 16.1 % en milieu urbain. En l’absence d’une stratégie claire de promotion de l’emploi des jeunes, le gouvernement a engagé plusieurs initiatives en leur faveur, avec le programme Appui à l’insertion et au développement de l’embauche (Aide) et le Programme de développement communautaire (PDC). Cependant, la pression démographique et l’inadéquation entre la formation et le marché de travail restent des défis majeurs.

 

L’agriculture

L’agriculture, pilier de l’économie, a contribué à la croissance à hauteur de 1.4 points de pourcentage en 2011. Les investissements publics et les exportations ont également tiré la croissance. La filière phosphate, toujours en restructuration, a vu sa production progresser légèrement en 2011. Dans l’agriculture, les cultures de rente ont augmenté de 22.2 % en 2011 en volume, avec 153 400 tonnes, contre 20.9 % en 2010. Le cacao a chuté de 40 % mais la récolte de coton a repris, en hausse de 70.2 % contre une baisse de 68.5 % en 2010. Le coton a bénéficié d’une évolution intéressante des prix des intrants et du regain de confiance des producteurs, désormais représentés au conseil d’administration de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT). Ces mesures viennent compléter les efforts de relance de la production de coton déployés par le gouvernement.

Les cultures vivrières ont progressé en volume de 4.4 % en 2011 (4 392 t). Toutes les cultures sont en hausse à l’exception du mil et du sorgho, à cause du retard des pluies dans le nord du pays et de leur remplacement progressif par le maïs. En revanche, le manioc et l’igname ont connu les plus forts taux de croissance, 9.9 % et 2.4 % respectivement.  La croissance des services marchands s’élève à 3.6 % en 2011, marquant un léger recul par rapport à 2010, en raison de l’augmentation des prix du carburant et des aliments importés en 2011. Le commerce intérieur a décliné de 1.1 %, tandis que les transports, entreposage et communications ont augmenté de 4.6 % et les banques et assurances de 3.7 %. La contribution du secteur tertiaire à la croissance du PIB était de 0.9 point de pourcentage en 2011, grâce à la très forte contribution des activités classées « autres services ».

L’exécution du budget de 2011 a été globalement satisfaisante. La perception des recettes fiscales de 2011 a dépassé les prévisions, grâce aux taux de réalisation exceptionnels de la TVA, aussi bien au niveau de la douane (116 %) que des impôts (124 %). Toutefois, on note une contre-performance concernant les recettes non fiscales, à cause du report de l’octroi de la troisième licence de télécommunications. Les dépenses courantes ont été inférieures aux prévisions en 2011, à l’exception de deux postes : les subventions aux carburants et les salaires des fonctionnaires, augmentés pour satisfaire des revendications dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Les subventions aux produits pétroliers sont estimées à 2 % du PIB en 2011, en raison des deux ajustements des prix à la pompe effectués dans l’année. La croissance en 2012 devrait bénéficier de l'augmentation des dépenses publiques et des exportations non traditionnelles.

 

 

Politiques macroéconomiques

Politique budgétaire

Fin octobre 2011, les dépenses et prêts nets évaluées à 486.5 milliards de francs CFA (XOF) ont été exécutés à 62.2 %, à hauteur de 302.4 milliards XOF. Les dépenses courantes atteignent 226.3 milliards XOF, contre une prévision budgétaire de 256.4 milliards, soit un taux d’exécution de 88.3 %. Les dépenses d’investissement prévues pour un montant de 230.1 milliards ont été exécutées à hauteur de 75.8 milliards, soit un taux de réalisation de 32.9 %. Le déficit du solde primaire s’est aggravé en 2011, passant à 2.9 % du PIB. Le financement intérieur net à la fin octobre 2011 était de 11.7 milliards XOF contre une prévision budgétaire de 4.7 milliards XOF. Le taux d’endettement public est passé à 27.5 % du PIB en 2011 grâce aux annulations successives d’une grande partie de la dette extérieure, après l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative pour les Pays pauvres et très endettés (PPTE) et l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM). Le ratio de la masse salariale sur recettes fiscales est passé de 39.1 % en 2010 à 35.2 % fin octobre 2011, un niveau proche de la norme communautaire de 35 % fixée par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Les investissements publics financés sur ressources internes équivalent à 13.9 % des recettes fiscales.

Deux grands défis devront être relevés en 2012. Le premier sera de consolider les avancées faites dans la gestion budgétaire durant la dernière Facilité élargie de crédit (FEC 2008-11) octroyée par le FMI, en améliorant l’exécution des dépenses à moyen terme.  Le second consistera à finaliser un plan à moyen terme pour rationaliser la chaîne des dépenses, décentraliser leur ordonnancement et le contrôle financier, et créer un compte unique du Trésor.

Politique monétaire 

Le Togo est membre de l’UEMOA, un ensemble régional dont la politique monétaire commune est menée par la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Cette dernière vise à préserver la stabilité financière et à mettre en œuvre des mesures structurelles de soutien à l’offre. La forte expansion de la masse monétaire et du crédit à l’économie en 2010 a fait place à une évolution plus modérée au cours des dix premiers mois de 2011. Les principaux agrégats monétaires sont dans les normes. Par exemple, le taux de couverture des importations par les réserves de change a été de 6.2 mois au Togo pour une norme communautaire de 6 mois. La situation monétaire a continué d'évoluer de façon positive. L'intermédiation financière s'est renforcée et les prix à la consommation se sont stabilisés. Le taux d’inflation a été de 3.7 % en 2011 et les prévisions l’établissent à 2.6 % pour 2012 et 3 % pour 2013.   

Les données de la BCEAO indiquent que le crédit intérieur a augmenté de 16 % entre décembre 2010 et novembre 2011 et le crédit à l’économie de 34.5 %, alors que la part du crédit au gouvernement a régressé de 31.9 %. On note aussi que la structure du crédit domestique a légèrement changé en faveur des crédits à court terme, dont la part relative a varié de 56.4 % à 60.3 % . La restructuration en cours du secteur bancaire donne de bons résultats. Les dépôts ont progressé de 14.2 % de janvier à fin octobre 2011. Les réserves constituées par les banques sont restées supérieures au seuil minimum requis, et les transactions sur le marché interbancaire ont progressé. Le volume des prêts interbancaires est passé de 12 500 à 15 000 millions XOF de fin décembre 2010 à fin décembre 2011. Au même moment, le taux moyen mensuel du marché monétaire est passé de 3.4044 à 3.2849. L’indice de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) composite et la capitalisation boursière ont progressé. L’indice BRVM est passé de 147.2 en janvier 2010 à 191.3 en janvier 2011 et la capitalisation de 3.315 à 4.225 milliards XOF avec des contreperformances en décembre 2011 – l’indice est alors descendu à 141.3 et la capitalisation à 3.102 milliards. Contrairement à 2010, où le Togo n’avait fait qu’une seule émission de titres publics, il en a fait trois en 2011 soit deux émissions de bons de trésor et une émission d’obligations. Globalement, le pays fait preuve d’une stabilité monétaire en 2011 qui devrait se prolonger en 2012 et 2013.

Coopération économique, intégration régionale et commerce

Le pays a signé et ratifié plusieurs protocoles et accords de coopération régionale. Il est membre de l'UEMOA et de la CEDEAO qui ont toutes deux l’objectif d’une union monétaire. Cependant, il subsiste au Togo comme chez les autres membres de ces organisations régionales des barrières non tarifaires. Ces dernières se traduisent par de multiples contrôles routiers, ainsi que des tracasseries policières et douanières qui freinent la libre circulation des biens et des personnes. L’organisation « Héritage  Fondation »  publie des classements en ce qui concerne la présence de barrières tarifaires et non tarifaires. Au Togo, le tarif douanier moyen pondéré de 13.9 % est faible, ce qui donne le score de 62 % en ce qui concerne la liberté du commerce. Selon le rapport annuel 2010 sur le fonctionnement de l’UEMOA, les perceptions illicites sur 100 km et par camion se sont élevées en moyenne de 1 667 XOF en 2009 à 1 683 XOF en 2010. Toutefois, le Togo enregistre le taux le plus faible de perceptions illicites de la région, le plus élevé étant de 6 361 XOF. Il en est de même pour les retards moyens induits par les contrôles aux 100 km par camion qui étaient de sept minutes au Togo contre un maximum de 30 pour la région. Sur le plan des échanges, le déficit de la balance commerciale du Togo s’est aggravé en passant à 14.8 % PIB en 2011. Il devrait s’accentuer en 2012 et en 2013. L’évolution du solde du compte courant affiche la même tendance, et devrait passer de 8 % en 2011 à 8.6 % en 2012 et 9.6 % en 2013.

Politique de la dette

Après l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, le niveau d’endettement du Togo a chuté. La dette publique, de 67.7 % du PIB en 2009, est passée à un niveau estimé à 27.5 % en 2011 et devrait se stabiliser en dessous de 25 % sur le long terme. La dette intérieure, qui représente encore 11.4 % du PIB en 2011, est en train d’être apurée. Selon le FMI, la dette intérieure continuera à diminuer en valeur relative pour atteindre 8.6 % du PIB en 2013. Ces progrès ont permis de faire passer la classification du Togo  en ce qui concerne le risque de surendettement de « élevé » à « modéré » selon la méthodologie de l’Analyse de la viabilité de la dette (AVD) menée conjointement par le FMI et la Banque mondiale. A partir de 2012, en liaison avec l’amélioration du profil de la dette, les financements dont bénéficiera le Togo se feront sous forme de dons et de prêts concessionnels. Du coup, de nouvelles opportunités s’ouvrent pour un pays qui va devoir privilégier les prêts concessionnels. La politique budgétaire de 2012 sera guidée par le souci de la discipline et du soutien à la croissance. Les besoins en infrastructures ont longtemps été négligés et l'allégement de la dette sous l'initiative PPTE a créé un contexte favorable à l'intensification des investissements. L’État s’est engagé, tout en comblant son important déficit en matière d’infrastructures, à poursuivre une gestion saine des finances publiques. 


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